Voici un article un peu culoté qui m’aide à apparaitre dans ma façon de créer nos modèles et mes accompagnements. Depuis quelques années, j’observe le mouvement polyamoureux. Je suis intéressé par cette communauté qui recherche un équilibre de non-exclusivité tant pour soi que pour son ou ses partenaires. Un équilibre délicat, qui compose avec les limites personnelles de chacun car il déclenche parfois des émotions qu’il convient d’apprendre à gérer sans se faire violence, un équilibre dynamique où il faut accepter que des choses qui étaient possibles un jour ne le soient plus toujours le lendemain.

En lisant des ouvrages, des blogs et des forums, j’ai découvert une philosophie d’accueil, où différents rapports à la sexualité existent. Certains développent une sexualité liée à des sentiments, mais pas tous. Il y a parfois transparence parfois non, il peut s’agir d’une relation socle ouverte ou de plusieurs relations toutes d’importance équivalente. La seule règle universelle semble être de se protéger pour ne contaminer ni soi ni l’autre. La philosophie commune semble être l’amour éthique : donner forme à ses élans de vie tout en prenant soin de son ou ses partenaires et en offrant la même chose, ce qui comprend le fait de ne pas imposer aux autres ses propres préceptes.
On y trouve même des monogames, qui ont simplement choisi cet équilibre car il est le plus agréable pour eux. La seule différence avec la culture habituelle est alors que cette monogamie n’est pas imposée comme une évidence.

Bien au delà de la polyamorie, j’aime et je me reconnais dans ces quelques principes de vie (en gras dans le texte).

 

Dans le design de mon approche professionnelle, je cherche aujourd’hui la même chose : mettre en relation les différents modèle, je pourrais dire « vivre une sexualité inter-modèles ».

Créer des rencontres permettant à plusieurs démarches de construire ensemble, d’imaginer avec mes pairs comment agir et construire un peu mieux nos approche au fil de ces contacts.

Ainsi rapprochons nous aujourd’hui la démarche gouvernance cellulaire de la pratique des Jardinier.e.s du Nous (les JdN). Dans cet exemple, une fois que nous avons aidé chacun à clarifier ses essentiels, nous sommes capables de danser ensemble la partition qui nous anime, en l’occurrence aider chacun et le collectif à donner forme à des élans motivants. 

Coté recherche avancée, je travaille avec l’équipe coosphère. Nous explorons comment inviter l’énergétique et le spirituel pour harmoniser un collectif, non seulement en interne, mais aussi avec son environnement large.

 

Je pratique de la même manière avec mes clients : je cherche à les connaitre, à les aider à clarifier ce qu’ils ont envie de devenir, mais aussi à accueillir leurs limites quand elles apparaissent. Cela parait simple et toutes les personnes que je connais sont d’accord avec cette phrase, mais c’est plus délicat à vivre.
J’ai l’exemple d’une dirigeante d’entreprise qui souhaite développer la responsabilisation dans sa structure, pour plus d’efficacité et d’humanisme. Il s’agit d’une structure déjà avancée sur le faire ensemble, avec une ambiance conviviale, chaleureuse et un bon niveau de satisfaction de ses réalisations. Pourtant dans un moment d’urgence, la leader s’est vu reprendre les rênes, imposer ses solutions, l’équipe s’est vue accepter avec un certain soulagement de suivre les ordres « à l’ancienne ».
Le curseur managérial permet de régler régulièrement l’équilibre qui est le bon pour chaque équipe, entre un mode hiérarchique et un mode partagé, sans présumer de celui qui est le meilleur pour tous.

 

Et vous ? Dans le volet professionnel, êtes-vous dans une polyamorie qui vous permet de créer votre meilleur équilibre avec vos collègues ou dans une culture imposée comme une évidence ? Que souhaitez-vous ? Comment pourriez-vous mettre des choses en mouvement vers ce qui vous motive ?

Jeanluc Christin

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